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Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne 2026 : la course en chiffres

Neuf monocoques lancés plein nord vers un soleil qui ne se couche jamais : dans moins de trois semaines, les skippers vont franchir une frontière encore inexplorée dans l’histoire de la course au large. Le cercle polaire arctique. Voici les chiffres qui racontent cette édition hors norme.

La course en chiffres
© DR

3e édition 

Après une première édition créée en 2020 dans le contexte particulier du Covid, puis une deuxième édition très engagée en 2022, la Vendée Arctique poursuit sa montée en puissance.

Cette troisième édition marque une nouvelle étape avec : un parcours totalement libre, le passage du cercle polaire, et l’ouverture officielle du cycle de qualification pour le Vendée Globe 2028.

9 skippers prêts à prendre le départ 

Ils seront neuf à s’élancer le 7 juin prochain depuis Les Sables d’Olonne pour cette aventure en solitaire, sans escale et sans assistance.

Un plateau volontairement resserré, mais particulièrement dense et prometteur, qui rassemble des profils très différents : marins expérimentés, nouveaux venus en IMOCA, spécialistes du solitaire, navigateurs olympiques ou encore références de la course en équipage.

Parmi eux, plusieurs prétendants déclarés au Vendée Globe 2028, mais aussi des skippers qui découvriront pour la première fois les hautes latitudes à bord d’un IMOCA.

Le plateau 2026 :

  • Ambrogio Beccaria (ITA) – ALLAGRANDE MAPEI
  • Arnaud Boissières (FRA) – APRIL MARINE – RECHERCHE CO-PARTENAIRE
  • Élodie Bonafous (FRA) – ASSOCIATION PETITS PRINCES – QUÉGUINER
  • Francesca Clapcich (ITA/USA) – 11TH HOUR RACING
  • Manuel Cousin (FRA) – COUP DE POUCE
  • Nicolas d’Estais (FRA) – CAFÉ JOYEUX
  • Violette Dorange (FRA) – INITIATIVES-CŒUR
  • Sam Goodchild (FRA / GBR) – MACIF SANTÉ PRÉVOYANCE
  • Corentin Horeau (FRA) – MACSF

3 femmes engagées 

Avec Élodie Bonafous, Francesca Clapcich et Violette Dorange au départ, les femmes représentent le tiers de la flotte engagée.

Trois profils différents, trois trajectoires fortes, mais un même objectif : franchir le cercle polaire arctique et engranger un maximum d’expérience en solitaire.

Cette mixité croissante illustre l’évolution de la course au large, où femmes et hommes s’affrontent sur un pied d’égalité, dans les mêmes conditions et avec les mêmes exigences.

4 nationalités représentées 

La Vendée Arctique confirme également l’internationalisation progressive de la classe IMOCA. Quatre nationalités seront représentées sur cette édition : France, Italie, Grande-Bretagne et États-Unis.

L’Italien Ambrogio Beccaria, la navigatrice italo-américaine Francesca Clapcich ou encore le Franco-Britannique Sam Goodchild incarnent cette nouvelle génération de marins internationaux 

7 bizuths sur la Vendée Arctique 

Parmi les neuf skippers engagés, sept découvriront pour la première fois la Vendée Arctique.

Cette statistique souligne le renouvellement profond de la flotte depuis le dernier Vendée Globe.

Pour beaucoup, cette course représente : une première confrontation avec les hautes latitudes, une première expérience du Grand Nord, mais aussi une étape essentielle dans la construction de leur projet Vendée Globe 2028.

66°34’ Nord : le cap symbolique de cette édition 

C’est LE chiffre qui résume à lui seul toute la singularité de cette édition 2026.

66°34’ Nord : la latitude exacte du cercle polaire arctique.

Pour la première fois dans l’histoire de la course au large, des skippers devront franchir cette ligne symbolique en solitaire.

Mais surtout, une immense nouveauté stratégique : les marins seront libres de choisir leur longitude de passage.

Aucune route imposée. Aucun waypoint obligatoire. Chaque skipper devra construire sa propre trajectoire en fonction : des systèmes météo, des glaces, des zones d’exclusion, de l’état de la mer et de sa capacité à gérer son bateau dans les hautes latitudes.

Cette liberté totale devrait provoquer des stratégies très différentes et renforcer encore l’incertitude sportive.

Dans ces hautes latitudes les repères changent.

La lumière ne disparaît presque plus. Les températures chutent. Les dépressions s’enchaînent dans une mer froide et instable.

3 500 milles nautiques de course 

La distance théorique du parcours est estimée à environ 3 500 milles nautiques.

Mais dans les faits, la réalité pourrait être bien différente.

Avec un parcours libre, les trajectoires pourraient considérablement varier selon les options choisies par les skippers. Certains pourraient privilégier une route plus directe et engagée, d’autres opter pour davantage de sécurité ou de meilleures conditions météo.

La Vendée Arctique 2026 pourrait ainsi devenir l’une des courses les plus stratégiques du cycle IMOCA.

8 à 10 jours en mer

La durée estimée de course se situe entre huit et dix jours.

Une course rapide et extrêmement intense.

Dans l’Atlantique Nord, les systèmes météo évoluent rapidement. Les marins devront enchaîner les manœuvres, gérer la fatigue, le froid et une mer souvent désordonnée.

Peu de temps pour récupérer.

Dans le Grand Nord, les manœuvres s’enchaînent vite, souvent dans le froid et une mer désordonnée.

Les écarts pourraient également se creuser, ou se réduire, très rapidement selon les options choisies et le système météo qui évolue très vite dans l’Atlantique

24 heures de lumière au Cercle Polaire Arctique

Au cœur du Grand Nord, les skippers évolueront dans une lumière permanente.

Des nuits blanches, un horizon qui ne s’éteint jamais, et une atmosphère presque irréelle au milieu de l’Atlantique Nord.

Un décor fascinant, mais qui peut aussi perturber les rythmes physiologiques et le sommeil des marins.

En juin 2026, la Vendée Arctique ne mènera pas seulement les skippers vers le nord.

Elle les emmènera dans un territoire encore peu exploré de la course au large.

 


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