La canicule pour démarrer et la fraicheur pour tout donner. Il y a quatre ans, la dernière édition de la Vendée Arctique s’était déroulée alors que de fortes chaleurs étaient relevées dans l’Hexagone. Les marins avaient franchi la ligne d’arrivée au niveau de l’Islande au terme d’une course folle, marquée par des conditions épiques. Cette année encore, les concurrents s’élanceront dans des conditions estivales. Mais la comparaison entre ces deux éditions s’arrête là. Et pour cause : les neuf concurrents qui s’élanceront n’auront pas un parcours prédéfini comme dans les autres courses. Après avoir quitté les Sables-d’Olonne, les participants mettront le cap au nord pour rallier le cercle polaire qu’ils pourront franchir à la latitude de leur choix avant de redescendre vers le port vendéen.
« Excitant, extrême, original et improbable »
Habitués à traverser l’Atlantique tous les ans et à arpenter les mers du Sud tous les quatre ans, les skippers IMOCA mettent rarement le cap autant au nord. Hormis à la dernière Vendée Arctique en 2022, la première étape de The Ocean Race Europe était la course la plus au nord, avec le contournement du Danemark depuis Kiel. C’est donc bien plus nord qu’iront les participants à la Vendée Arctique. Arnaud Boissières (April Marine – recherche co-partenaire) a trouvé la bonne formule pour saisir la portée de ce défi : « nous allons aller plus au nord (66° Nord) que le cap Horn est au sud ».
« C’est excitant, extrême, original et improbable et ça nous oblige à innover et à improviser », ajoute Arnaud. « C’est l’aventure avec un grand A, on va aller dans des contrées lointaines dans lesquelles on ne va jamais », apprécie Nico d’Estais (Café Joyeux). « J’ai hâte de découvrir les journées longues, de voir le soleil toute la journée et de passer le cercle polaire », poursuit Sam Goodchild (Macif Santé Prévoyance). « Il s’agit d’un format innovant qui va nous permettre d’avoir des stratégies et des tactiques différentes », apprécie Francesca Clapsich (11th Hour Racing).