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Vendée Arctique : neuf skippers pour un challenge tout neuf !

Ils s’élancent pour un défi jamais réalisé : une boucle depuis les Sables-d’Olonne avec le cercle polaire à dépasser à la latitude qu’ils souhaitent. Sur la ligne de départ : neuf skippers dont trois femmes et quatre internationaux, et quasiment autant de candidats aux places d’honneur. État des lieux du plateau avant le grand départ.

Les skippers à trois semaines du départ
© DR

Des skippers transformés en pionniers. Pour la première fois, des marins IMOCA vont mettre le cap vers le Pôle Nord et pour la première fois, une course ne s’inscrit pas dans un itinéraire imposé. Leur seule mission pour cette 3e édition de la Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne ? Franchir le cercle polaire à la latitude de leur choix et regagner au plus vite les Sables-d’Olonne. 



« Faire preuve de créativité » 

« Nous aimons bien les défis et celui-là n’a rien d’anodin », assure Sam Goodchild (Macif). « Ce qui est génial avec cette course, c’est qu’il n’y a pas de course », sourit Nico d’Estais (Café Joyeux). « On va aller plus au Nord (66° Nord) que le cap Horn est au Sud (57° Sud) », s’amuse Arnaud Boissières (April Marine – recherche-partenaire). « Il y aura du jeu à l’aller comme au retour, il faudra faire preuve de créativité », complète Ambrogio Beccaria (Allagrande Mapei). Ce sont les conditions météos qui dicteront les choix stratégiques. « Ce qui est sûr, c’est qu’il y a pas mal d’options possibles comme le contournement de l’Islande par l’Est ou l’Ouest », abonde Corentin Horeau (MACSF). 

Goodchild, en haut de l’affiche

Sam Goodchild (Macif), s’avance avec le costume de favori. Le skipper impressionne par sa constance, lui qui a remporté la Course des caps, The Ocean Race Europe (avec Biotherm) l’an dernier et la course de rentrée, la 1000 Race il y a trois semaines. « J’ai la chance d’être bien entouré, ça me permet de prendre chaque départ avec confiance et en prenant du plaisir », reconnaît Sam. 

Par ailleurs, les prétendants à la victoire et aux places d’honneur seront (très) nombreux. Ambrogio Beccaria (Allagrande Mapei), lui qui a pris la barre de l’ex-Vulnérable de Thomas Ruyant. Après une saison d’apprentissage (2e de The Ocean Race Europe, 4e de la Transat Café L’Or) au côté du Nordiste, l’Italien – intenable lors de ses années en Class40 – se montre néanmoins prudent : « Nous avons révolutionné le bateau lors du chantier avant de le mettre à l’eau récemment.L’objectif, c’est d’aller au bout sans l’abîmer ».

Des outsiders en pagaille

Élodie Bonafous, elle, fait ses gammes à bord d’Association Petits Princes – Quéguiner, le sistership de Macif (bateau réalisé dans les mêmes moules). Depuis ses débuts dans la classe, elle s’est offert une victoire (Rolex Fastnet Race), un podium (2e de la Course des caps) et un statut d’outsider à chaque course. « C’est un apprentissage à 100 à l’heure,explique Elodie. Ce sera une course longue, une histoire d’endurance, de rythme à gérer. Ça va être intense ! »  

À bord de MACSF, l’ex-Paprec Arkéa (2e du Vendée Globe), Corentin Horeau continue également de gravir les échelons. Après un an au côté de Yoann Richomme, il s’est distingué par sa 2e place à la 1000 Race. « Sur la route du Vendée Globe 2028, il y a cette Vendée Arctique, rappelle Corentin. Il va falloir naviguer en bon marin et tout faire pour être plus rapide que les autres ! » 

Violette Dorange (Initiatives-Cœur), elle, avait terminé 3e de la 1000 Race. Après une saison au côté de Sam Davies, la jeune skippeuse continue donc de progresser. « À la Vendée Arctique, je vais me donner les moyens pour faire les meilleurs courses possibles », sourit Violette. Il faudra également suivre la prestation de Francesca Clapcich (11th Hour Racing) qui poursuit son apprentissage du solitaire, elle qui avait impressionné en signant un podium à la Transat Café L’Or (2e avec Will Harris). « Je suis vraiment impatiente de disputer la Vendée Arctique, confie l’Italo-Américaine. En matière de stratégie et de tactique, ce sera un format très innovant et intéressant ». 

« On va lancer un nouveau cycle » 

De son côté, Arnaud Boissières (April Marine – recherche co-partenaire), recordman de participation au Vendée Globe (5) a récupéré l’ancien Guyot Environnement de Benjamin Dutreux. « À la Vendée Arctique, on va lancer un nouveau cycle avec un nouveau challenge, c’est très excitant », explique Arnaud. Il pourra voir de près son ancien bateau, La Mie Câline, désormais renommée Coup de pouce par Manuel Cousin. Après deux campagnes du Vendée Globe, Manu disputera donc sa première course sur un foiler. « On a fait de gros travaux, confie-t-il après avoir installé le deuxième foil hier. C’est engagé mais on sera prêt au départ ! »

Enfin, il n’y aura qu’un seul non-foiler sur la ligne de départ, celui de Nico d’Estais (Café Joyeux). « Je n’ai pas le bateau le plus performant mais j’aimerais réussir à mettre un ou deux bateaux derrière moi à l'arrivée », soutient Nico d’Estais avant d’ajouter : « moi je ne me fixe pas de limite ! » Comme Nico, l’ensemble de la flotte est donc prêt à relever ce challenge et à se mêler à cette grande bataille tactique. Vivement la ruée vers le Nord !


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