Peut-on comparer cette Vendée Arctique aux éditions précédentes ?
Ça n’a vraiment rien à voir (rires) ! Le parcours n’est pas du tout identique et on sait que la mer et l’océan ont le chic pour nous faire découvrir des choses à chaque navigation. Donc ce sera forcément très différent. L’originalité, c’est qu’on peut virer où on veut après avoir dépassé le cercle polaire. On sait qu’il est déjà compliqué d’atteindre l’Irlande. Là, on va encore plus haut !
Il te plaît ce parcours « libre » ?
Moi ce qui me plaît dans la vie, c’est l’originalité. Et c’est le cas ici donc c’est parfait ! Je ne dis pas que ce sera simple, au contraire même, mais c’est un très beau challenge. On va prendre les trains de dépression un peu plus au nord et donc par travers. Le vent et la mer vont être de travers. Même si nos bateaux font le tour du monde, généralement on évite ce genre d’allures. Là, on n’aura pas le choix ! Il faudra trouver la bonne mesure entre tirer sur le bateau et le préserver.
« On sait qu’il y aura du monde dimanche »
Vous allez aussi être confrontés à des jours sans nuit…
J’ai eu l’occasion d’y être confronté quelques fois et c’est vraiment particulier. Il faut se forcer à un moment à se reposer. Ça paraît facile mais c’est presque plus dur finalement… Ça me rappelle un film avec Al Pacino en Alaska (Insomnia) qui vivait très mal ce jour constant. Je ne suis pas Al Pacino mais je sais que ce sera dur ! Je me suis installé un petit tableau pour bien noter mes phases de sommeil, j’ai pris aussi un masque de sommeil et je sais qu’il est important de bien s’alimenter aussi.