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La Vendée Arctique, un « mini Vendée Globe » !

Alors qu’il ne reste plus que Manu Cousin encore en course, la Vendée Arctique - Les Sables d'Olonne a tenu toutes ses promesses. Avec une large variété de conditions, plusieurs passages de front, une sacrée bataille rangée et un suspense haletant jusqu’au bout, la course a offert un avant-goût de Vendée Globe. Et ce sont les skippers qui en parlent le mieux.

À bord de MACIF Santé Prévoyance.
© DR

À jamais le pionnier. Il y a un peu plus d’une semaine, jeudi 11 juin, Sam Goodchild est le premier des neuf skippers de la Vendée Arctique à franchir le cercle polaire. Après avoir fait son demi-tour pour faire route vers les Sables d’Olonne, le skipper MACIF Santé Prévoyance a pris le temps de revenir sur les conditions de la course. « J’ai un peu l’impression de vivre un mini-Vendée Globe condensé », confiait-il alors. Le Franco-Britannique assure en effet qu’on « retrouve beaucoup de choses d’un tour du monde », et évoque « les changements de conditions, l’eau froide, l’humidité permanente et les moments où il faut ralentir pour préserver le bateau ». 

Là-haut, « quelque chose du Grand Sud »

Sur la ligne de départ de la Vendée Arctique, seulement quatre des neuf skippers ont l’expérience du tour du monde. Sam Goodchild (Macif Santé Prévoyance), Violette Dorange (Initiatives-Cœur), Arnaud Boissières (April Marine - recherche co-partenaire) et Manu Cousin (Coup de Pouce) font partie des finishers du Vendée Globe. Arnaud et Manu ont tous les deux fait un parallèle entre les condition au nord lors de la Vendée Arctique et du Grand Sud. « On retrouve effectivement des ambiances qui rappellent les mers du Sud, expliquait Arnaud Boissières samedi dernier. Il y a des lumières très particulières, une météo qui change sans arrêt et une humidité omniprésente ». Manu Cousin a évoqué de son côté : « quelque chose du Grand Sud » en parlant d’une « atmosphère particulière ».

À l’arrivée, Violette Dorange a également dit « avoir eu l’impression d’avoir fait presque un petit tour du monde ». « Il s’est passé tellement de choses, il y a eu plusieurs coups de vent, c’était très intense », a-t-elle confié sur les pontons. Au cœur de la course, elle ne disait pas autre chose : « ça me frappe à quel point la course est passionnante. J’avais embarqué des podcasts et un livre mais je n’en ai pas écouté un et je n’ai même pas ouvert une page. Entre les manœuvres, la stratégie et la gestion du bateau, je suis occupée en permanence. Et c’est vraiment captivant ! »
 

Ambiance à bord de l'Imoca April Marine - Recherche Co-Partenaire, skippé par Arnaud Boissières lors de la Vendée Arctique 2026 - en mer le 08/06/2026
Ambiance à bord de l'Imoca April Marine - Recherche Co-Partenaire, skippé par Arnaud Boissières lors de la Vendée Arctique 2026 - en mer le 08/06/2026

Cette intensité liée aux conditions rencontrées, tout le monde l’a vécu. « En ce moment, ce que je vis c’est un programme d’essorage à 1 400 tours », confiait Élodie Bonafous (Association Petits Princes – Quéguiner) un matin.  « Ce n’est pas forcément très agréable à vivre mais c’est terriblement efficace ! » Une poignée de jours plus tard, sur les pontons, la navigatrice (4e) confirmait :


Je crois sincèrement que c’est la course la plus intense que j’ai jamais disputée. On a tout connu en huit jours : du vent, de la pétole, de la mer, du froid, des moments magnifiques et d’autres beaucoup plus exigeants. Le rythme n’a jamais ralenti. J’ai eu l’impression de manœuvrer mon IMOCA comme un petit bateau tant les changements de voile et les ajustements se sont enchaînés.

Élodie Bonafous
ASSOCIATION PETITS PRINCES - QUÉGUINER

« Ça nous rapproche un peu de notre rêve de Vendée Globe »

Cette Vendée Arctique était une occasion rêvée pour se confronter en solitaire à des conditions rudes. « C’était en quelque sorte notre essai grandeur nature », souligne Manu Cousin. Francesca Clapcich (11th Hour Racing), qui n’avait jamais passé plus d’une semaine seule en mer, évoque elle aussi « une étape très importante » dans sa progression en IMOCA. Violette Dorange et Élodie Bonafous ont toutes les deux assuré avoir « énormément appris ». Pour les skippers, ces jours en mer à batailler sans relâche seront précieux pour aborder l’avenir. Et tous ont le même horizon : le départ du prochain Vendée Globe, en novembre 2028. 

« Bien sûr, le fait de disputer la Vendée Arctique, ça nous rapproche un peu de notre rêve de Vendée Globe », souligne Nico d’Estais (Café Joyeux). « C’est un jalon précieux en vue du tour du monde », corrobore Francesca. Élodie Bonafous en est également convaincue : « dans ma préparation au tour du monde, la Vendée Arctique va compter ». Une expérience qui restera dans les mémoires et qui sera essentielle dans un peu plus d’un an et demi, quand il faudra se mesurer aux conditions les plus virulentes autour du globe. 


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