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BILAN D’UNE ÉDITION INOUBLIABLE !

Ce dimanche à 10 h 10, Manu Cousin (Coup de Pouce), qui était le dernier skipper encore en course, a franchi la ligne d’arrivée après 13 jours et 21 heures en mer. Il conclut donc cette 3e édition de la Vendée Arctique, riche en suspense et en émotions. Avec un trajet inédit (pour la première fois, des IMOCA franchissaient le cercle polaire), une grande variété de conditions et une victoire qui s’est jouée dans les dernières heures, la course a été à la hauteur de ses promesses. Tous les skippers en ont profité pour emmagasiner une expérience précieuse pour la suite avec déjà le Vendée Globe 2028 dans un coin de la tête.

Sam Goodchild
© Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance)

1- Une route inexplorée jusqu’au magique cercle polaire

« Personne n’était jamais monté autant au Nord dans une course ». Avant et pendant la Vendée Arctique, les neuf skippers ont tous rappelé ce constat. « On aime tous les défis un peu fous », s’amuse Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance). « C’était un voyage extraordinaire, une route audacieuse », poursuit Arnaud Boissières (April Marine – recherche co-partenaire). Ils ont donc atteint le cercle polaire, une première dans une course IMOCA en résistant à des conditions virulentes. Là-haut, ils ont découvert « un environnement totalement différent » (Francesca Clapcich, 11th Hour Racing) qui « rappelle le Grand Sud » (Manu Cousin, Coup de Pouce). « Maintenant on pourra dire : ça y est, on l’a fait », s’est enthousiasmé Ambrogio Beccaria (Allagrande Mapei).


2- Une incroyable intensité pour un « mini-Vendée Globe »

C’est Sam Goodchild qui en parlé le premier. Après avoir franchi le cercle polaire, il a expliqué que la course était « un mini-Vendée Globe en condensé ». « On retrouve beaucoup de choses d’un tour du monde : les changements de conditions, l’eau froide, l’humidité permanente et les moments où il faut ralentir pour préserver le bateau », poursuit le marin de MACIF Santé Prévoyance. « J’ai vraiment l’impression d’avoir fait un petit tour du monde, poursuit Violette Dorange (Initiatives-Cœur). Il s’est passé énormément de choses avec beaucoup de manœuvres pour une course passionnante ». Même constat pour Élodie Bonafous (Association Petits Princes – Quéguiner) : « on a tout connu en huit jours, le vent, la pétole, la mer, le froid… Je crois sincèrement que c’est la course la plus intense que j’ai jamais disputée ».

Ambrogio Beccaria lors de l'arrivée.
© Eloi Stichelbaut - polaRYSE/Nefsea/SAEM Vendee

3- Un incroyable suspense jusqu’au bout

Plus de 8 jours, plus de 3 190 milles parcourus et… Moins de 2 h 20 d’écart entre les trois premiers ! Le suspense a donc été à son comble jusqu’au bout. Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance) était pourtant parvenu à distancer ses rivaux un à un sur le parcours que ce soit Corentin Horeau (MACSF), victime d’un abandon, puis Élodie Bonafous (Association Petits Princes – Quéguiner). Mais les cartes ont été rebattues dans le final, la faute à cette impressionnante zone sans vent qui s’est déplacée dans le golfe de Gascogne. Premier arrivé, premier bloqué, Sam a vu débouler Ambrogio Beccaria qui a saisi sa chance jusqu’au bout.

4- Un vainqueur qui n’a jamais rien lâché

Ambrogio Beccaria a fait preuve d’une incroyable ténacité de bout en bout. Pourtant, rien n’a été facile : l’Italien a même pensé abandonner en début de course. Le skipper d’Allagrande Mapei était 5e dans la remontée vers le nord et avait même dû plonger sous sa coque au large de l’Irlande. Néanmoins, il s’est accroché et est revenu progressivement sur ses adversaires en dépassant Francesca Clapcich (11th Hour Racing), Violette Dorange (Initiatives-Cœur) puis Élodie Bonafous et Sam Goodchild dans le finish. Pour sa première course en solitaire à bord de ce bateau, l’ex-Vulnérable de Thomas Ruyant, s’offre la victoire. C’est la première fois qu’un skipper international remporte une course organisée par la SAEM Vendée. Ambrogio illustre à la fois l’internationalisation de la classe IMOCA et l’émergence de nouveaux visages qui marqueront à coup sûr les années à venir.

 

5- Un succès populaire de bout en bout

Il y avait foule, jeudi dernier, au village de la Vendée Arctique pour féliciter les skippers lors de la remise des prix. Les marins ont d’ailleurs tous eu un mot pour remercier ce « public incroyable » (Élodie Bonafous), « présent en toutes circonstances » (Arnaud Boissières). Ils étaient venus en nombre le jour du départ, au village et tout au long du chenal, pour les encourager. Et ils étaient encore nombreux mardi au petit matin pour accueillir et applaudir les cinq premiers. Tous devront être patients avant de revenir acclamer des IMOCA dans le chenal : il faudra attendre le printemps 2028 et la New York Vendée – Les Sables d’Olonne pour vibrer à nouveau.

Manu Cousin (Coup de Pouce)

Manu Cousin boucle la course

Il est le dernier skipper à avoir franchi la ligne d’arrivée. Manu Cousin a bouclé la course ce dimanche matin à 10 h 10 après 13 jours 21 heures et 08 minutes de course. Le skipper de Coup de Pouce n’a pas démérité, lui qui avait mis à l’eau son bateau quelques jours seulement avant le départ. Victime de plusieurs galères, il s’est accroché jusqu’au bout. Manu Cousin était le seul skipper, avec Arnaud Boissières, à avoir pris le départ des deux éditions précédentes de la Vendée Arctique.


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