1- Une route inexplorée jusqu’au magique cercle polaire
« Personne n’était jamais monté autant au Nord dans une course ». Avant et pendant la Vendée Arctique, les neuf skippers ont tous rappelé ce constat. « On aime tous les défis un peu fous », s’amuse Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance). « C’était un voyage extraordinaire, une route audacieuse », poursuit Arnaud Boissières (April Marine – recherche co-partenaire). Ils ont donc atteint le cercle polaire, une première dans une course IMOCA en résistant à des conditions virulentes. Là-haut, ils ont découvert « un environnement totalement différent » (Francesca Clapcich, 11th Hour Racing) qui « rappelle le Grand Sud » (Manu Cousin, Coup de Pouce). « Maintenant on pourra dire : ça y est, on l’a fait », s’est enthousiasmé Ambrogio Beccaria (Allagrande Mapei).
2- Une incroyable intensité pour un « mini-Vendée Globe »
C’est Sam Goodchild qui en parlé le premier. Après avoir franchi le cercle polaire, il a expliqué que la course était « un mini-Vendée Globe en condensé ». « On retrouve beaucoup de choses d’un tour du monde : les changements de conditions, l’eau froide, l’humidité permanente et les moments où il faut ralentir pour préserver le bateau », poursuit le marin de MACIF Santé Prévoyance. « J’ai vraiment l’impression d’avoir fait un petit tour du monde, poursuit Violette Dorange (Initiatives-Cœur). Il s’est passé énormément de choses avec beaucoup de manœuvres pour une course passionnante ». Même constat pour Élodie Bonafous (Association Petits Princes – Quéguiner) : « on a tout connu en huit jours, le vent, la pétole, la mer, le froid… Je crois sincèrement que c’est la course la plus intense que j’ai jamais disputée ».