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Météo : un début de course qui s’annonce (très) compliqué

Certes, les conditions devraient être très clémentes sur le plan d’eau au départ. Mais dès la première nuit, le vent va se renforcer jusqu’au rocher du Fastnet puis à l’ouest de l’Irlande. Avant d’affronter les rudes conditions du Grand Nord, il faudra donc redoubler d’attention et ne pas se ménager. Décryptage avec le météorologue de la course, Christian Dumard.

À bord de MACIF Santé Prévoyance.
© DR

LE DÉPART. Prendre son mal en patience

« Ce dimanche midi, les conditions devraient être très légères. Il est possible qu’il y ait moins de 5 nœuds de vent au moment du départ ! En revanche, la mer sera un peu plus agitée avec plus de deux mètres de houle. Dans l’après-midi, il pourrait y avoir parfois de la brise qui rentre mais ça va remollir dans la nuit. »

APRÈS LA PREMIÈRE NUIT. Beaucoup de vent dans les voiles 

« Les skippers continueront d’évoluer dans des petits airs tout au long de la nuit. C’est dans la matinée que le vent de secteur ouest, nord-ouest va se renforcer. Il va forcir jusqu’à 25 nœuds. Il s’agira donc des conditions de près, ce qui s’annonce musclé pour des foilers. Les skippers devraient atteindre le Fastnet dans la nuit de lundi à mardi. »

 


Les conditions vont continuer à être rudes en progressant vers l’ouest de l’Irlande.

Christian Dumard
Météorologue de la course

APRÈS LA DEUXIÈME NUIT. Encore (très) musclé

« Les conditions vont continuer à être rudes en progressant vers l’ouest de l’Irlande. Il y aura un vent fort, de travers, qui permettra aux foilers de fuser vite au reaching. Il faudra également veiller à l’état de la mer. À l’ouest de l’Irlande, il y aura des creux de 3,50 mètres : ce n’est pas très conséquent mais ça peut néanmoins engendrer des chocs violents pour les foilers quand ils retomberont dans les vagues. » 

LA SUITE. Des incertitudes en pagaille

« Pour l’instant, il est difficile d’avoir une vision claire sur les conditions ensuite. Il y a beaucoup de divergences entre les modèles météo même si nous sommes à deux jours du départ. Quoi qu’il en soit, il faudra s’adapter à l’évolution des situations météo qui peuvent changer très vite dans le Nord. Ils auront des dépressions à gérer, c’est indéniable. La question, c’est surtout de savoir où les marins mettront le curseur. Est-ce qu’ils suivront une stratégie très engagée ou plutôt conservatrice ? Est-ce qu’ils iront dans 26 nœuds ou 18 nœuds ? Ce sont eux qui décideront ! » 

 

 

 

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