Il a fallu parfois s’employer et s’y mettre à plusieurs pour les monter à bord. Les bouées météo qui ont été hissées sur le pont des IMOCA pèsent en effet 28 kilos ! « Un gros poids pour les IMOCA, un grand pas pour l’humanité », s’amuse Arnaud Boissières. Sébastien Peré (Météo France) en explique l’usage : « ce sont des bouées qui mesurent la pression atmosphérique, la température de la mer et le courant de surface. Elles nous permettent de prendre le pouls de la planète et de connaître avec précision la santé des océans, la modification des courants et faire un suivi des changements du climat ».
Quand les skippers embarquent des bouées météo
Ce vendredi matin, Francesca Clapcich (11th Hour Racing), Arnaud Boissières (April Marine – recherche co-partenaire) et Manu Cousin (Coup de Pouce) ont embarqué une bouée météo. Objectif ? Fournir des données précieuses pour affiner les prévisions météo.
Nous avons un rôle à jouer afin d’aider les scientifiques à préserver la mer et les océans qui sont les terrains de jeu des marins. On ne peut pas parcourir les océans sans être attentif et sensible à ses enjeux. Et je remercie les skippers d’en être pleinement conscients !
« Ça donne un sens à notre engagement »
Ces bouées sont notamment composées d’un baromètre qui permet de mesurer la pression atmosphérique, une donnée que les satellites ne sont pas capables de capter. Elles seront jetées par les skippers à proximité de l’Islande, entre le 62 et le 66e Nord. « Ce sont des zones où les données sont rares, d’où la nécessité de les déployer pour améliorer les prévisions à ces endroits », précise Sébastien. Cela permettre de mieux connaître les conditions météo dans ces zones.
Francesca Clapcich (11th Hour Racing), Arnaud Boissières (April Marine – recherche co-partenaire) et Manu Cousin (Coup de Pouce) ont l’habitude d’embarquer ce genre de bouées lors des courses. « La bouée que j’ai mise à l’eau lors du Vendée Globe est toujours activée, rappelle le skipper April Marine – recherche co-partenaire. Elle continue à envoyer des données qui serviront ensuite à affiner les bulletins météo ». Arnaud assure que « ce genre d’initiatives donne un sens à notre engagement en course au large ». « Nous avons un rôle à jouer afin d’aider les scientifiques à préserver la mer et les océans qui sont les terrains de jeu des marins, abonde Alain Leboeuf, président de la Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne et président du Département de la Vendée. On ne peut pas parcourir les océans sans être attentif et sensible à ses enjeux. Et je remercie les skippers d’en être pleinement conscients ! »