Là où les réponses n'existent pas encore
La plupart des marins engagés dans leur première saison IMOCA en solitaire ont déjà emmagasiné de précieux enseignements lors de la 1000 Race disputée en mai dernier. Pas Ambrogio Beccaria. Pour le Milanais, la Vendée Arctique – Les Sables d'Olonne constituera le premier véritable test grandeur nature seul à bord de son bateau. Une entrée en matière qui n'a rien d'anodin. Car cette course ne ressemble à aucune autre. Direction le cercle polaire arctique, jusqu'à la latitude 66° Nord, avant un retour vers Les Sables d'Olonne sur une trajectoire largement libre. Un terrain de jeu immense, fascinant et parfois déroutant. « J’ai étudié la route avant même la météo », confie-t-il. « Parce qu'en réalité, je ne connais pas du tout cette zone. Je ne pense pas que beaucoup de monde la connaisse vraiment. » Plus il se plonge dans les cartes, plus les questions s'accumulent. Quels choix effectuer à l'aller sans compromettre les options du retour ? Faudra-t-il chercher à s'abriter le long des côtes islandaises ? Comment gérer les zones les plus exposées ? Quels seront les véritables pièges de ce parcours ? « Il y a encore beaucoup de zones d'ombre », résume-t-il. « Il faut trouver plein d'informations, comprendre comment apprivoiser les températures extrêmes, savoir si la mer est différente... » Et au milieu de toutes ces interrogations géographiques et météorologiques s'en glisse une autre, plus personnelle.