SA COURSE EN CHIFFRES
Arrivée ce jeudi à 02 h 14
Temps de course : 10 jours 13 heures 12 minutes et 36 secondes
Écart avec le premier : 1 jour 23 heures 06 minutes
Trajet parcouru : 3115,18 milles
Vitesse moyenne : 12,3 nœuds
SA COURSE EN BREF
Avec Manu Cousin (Coup de Pouce), Arnaud Boissières était le seul à avoir disputé la dernière édition de la Vendée Arctique. Le parcours n’était pas le même et Arnaud avait joué de malchance : après avoir bataillé dans une dépression virulente pendant plus de 24 heures, il avait dû renoncer à cause d’une succession d’avaries.
Quatre ans plus tard, le skipper est de retour à la Vendée Arctique. Arnaud a lancé un nouveau cycle en reprenant l’ex-Guyot Environnement de Benjamin Dutreux. Renommé April Marine – recherche copartenaire, le foiler doit lui permettre de franchir un nouveau cap. Il abordait la course avec prudence, sachant que les conditions pouvaient être rudes au nord. En 6e position jusqu’au nord de l’Écosse, il s’est fait ensuite dépasser par Nico d’Estais (Café Joyeux) avant de conserver la 7e place jusqu’au bout.
Fidèle à sa bonne humeur, Arnaud Boissières s’est aussi montré très drôle, comme l'a montré sa vidéo au passage du cercle polaire. Il est apparu devant la caméra en slip en se disant « déguisé en ours polaire » avant de donner « en offrande » un peu de Nutella. Quoi qu’il en soit, Arnaud a réalisé une prestation solide, appris à connaître plus son bateau et il fait un premier pas pour sa qualification au Vendée Globe 2028. En somme, tous les objectifs sont remplis !
SA RÉACTION À CHAUD
« C’était vraiment très chouette. J’ai pris le temps de profiter du passage du cercle polaire, on n’est pas nombreux à aller aussi au nord. Là-haut, on sent que le ciel est très menaçant, agité. Il y a aussi énormément d’îles qui sont assez jolies et majestueuses. J’ai aussi croisé quelques bateaux de croisière, on n’est pas les seuls fous furieux !
Ce qui est génial en course au large et à cette Vendée Arctique, c’est de découvrir des endroits un peu différents. À bord, je n’ai pas démarré le moteur thermique grâce à l’hydrogène vert et aux panneaux solaires. C’est un beau symbole pour l’avenir de la course au large et de la plaisance. On sait qu’il faut préserver la planète et ça commence par préserver nos océans. »