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La bataille a déjà commencé

Après un départ à manœuvrer dans les petits airs, les skippers ont commencé leur longue route vers le cercle polaire. Déjà une option se dessine : Manu Cousin et Arnaud Boissières ont décidé de progresser à l’Ouest alors que le reste du peloton va longer toutes les côtes jusqu’à la pointe bretonne.

À bord de MACSF.
© Jean-Louis Carli - polaRYSE / Nefsea / SAEM Vendée

« Et c’est parti pour la Vendée Arctique ! » Première vidéo et premier sourire pour Corentin Horeau. Le skipper MACSF, particulièrement bien placé au départ, a savouré le moment comme tous ses camarades de jeu. « C’était beau temps et belle mer avec les copains à côté et un départ incroyable ! » Sous un soleil qui rappelle que l’été pointera bientôt le bout de son nez, les conditions étaient particulièrement légères. « On a eu entre 5 et 8 nœuds de vent au moment du passage de ligne », confie Mathias Louarn, le directeur de course. 

Déjà deux options distinctes 

Aucun marin n’a commis d’impair, la ligne n’a pas été franchie trop tôt et aucun pépin technique n’a été déploré. Tous les voyants étaient donc au vert pour que la bataille commence. Les petits airs ont fait un heureux : Nico d’Estais. Si son bateau à dérive peine à tenir la cadence face aux foilers dans des conditions plus musclées, ça n’a pas été le cas cet après-midi.  « Je suis entouré par Élodie (Bonafous), Violette (Dorange) et Sam (Goodchild), sourit-il dans une vidéo.  Tant que le vent ne rentre pas, ça va être le cas »

À cet instant, Nico s’interrogeait sur le chemin à suivre à l’approche de l’île d’Yeu. Deux stratégies se sont distinguées : une route plus Ouest, suivie par Manu Cousin (Coup de Pouce) et Arnaud Boissières (April Marine – recherche copartenaire) et le reste du peloton, qui est passé entre l’île d’Yeu et la côte. « L’enjeu du début de course, c’est de se placer dans l’Ouest, certains ont tenté ce premier décalage pour le garder ensuite », décrypte Mathias Louarn. 
 

Corentin Horeau revient sur le début de course 🔙

C’était beau temps et belle mer avec les copains à côté et un départ incroyable !

Corentin Horeau
MACSF

« Demain, les choses sérieuses commencent »

Dans le peloton, les sept autres marins se tiennent en moins de 2 milles. Ils ont laissé l’île d’Yeu sur leur Ouest et se rapprochent désormais d’une première zone interdite, la zone éolienne de l’île d’Yeu. Ils pourront la dépasser soit par l’Est soit par l’Ouest, ce qui pourrait disloquer le groupe. Quoi qu’il en soit, les marins vont continuer à progresser dans des petits airs. « En cette fin d’après-midi et dans la nuit, ils devraient avoir du vent de Nord à Nord-Ouest assez faible », précise le directeur de course. 

Une nuit qui devrait être relativement tranquille même si ce n’est jamais vraiment le cas en course au large. « Ils sont le long des côtes donc il faut veiller aux filets de pêche, aux casiers, aux bateaux de plaisanciers qui sont nombreux, rappelle Mathias Louarn. Les skippers doivent également se replonger dans le rythme du solitaire, après une semaine de préparatifs et de sollicitations forcément intense. « On va avoir la nuit pour se mettre dans le bain », reconnaît Corentin Horeau. Ensuite ? « Les choses sérieuses commencent, ajoute le skipper MACSF. On va avoir du vent fort pour remonter jusqu’en Bretagne Sud puis après vers l’Irlande ». L’assurance d’une journée sacrément intense, déjà, dans leur longue quête vers le Nord.    


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