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Manu Cousin : « ce sera une course très engagée »

Il est l'un des rares skippers de la flotte à avoir participé aux deux dernières éditions de la Vendée Arctique. Manu Cousin (Coup de Pouce), deux Vendée Globe au compteur, continue de s’éclater en IMOCA et espère faire le plein de plaisir sur cette course.

À bord de Coup de Pouce
© DR

Comment abordes-tu cette course si différente des autres ? 

C’est vrai que c’est une course (ndlr : le Vendée Globe) très particulière. L’avantage que j’ai, c’est qu’il s’agit de ma troisième participation. J’étais allé jusqu’au point le plus au Nord lors de la première édition et la seconde avait été compliquée à cause des conditions dantesques qu’on avait rencontrées. J’espère que les conditions seront plus clémentes la semaine prochaine et que ça nous permettra de nous faire plaisir et de nous tirer la bourre ! 

C’est une course où vous n’accompagnez pas les dépressions mais vous les traversez « de côté ». Qu’est-ce que ça implique ? 

Ce sera l’un des enjeux de cette course. Nos bateaux sont surtout faits pour progresser au portant, donc en prenant le vent par l’arrière. Là, on prendra les dépressions d’Ouest en Est donc de travers ou face à nous. La mer est donc beaucoup plus dure, c’est ça qui crée la difficulté. Et puis on va monter plus haut au Nord qu’on ne descend au Sud lors du Vendée Globe donc ce sera une course très engagée. 

À bord de Coup de Pouce.
© DR

« On peut aussi voir quelques aurores boréales »

Le parcours est libre, quand est-ce que tu choisiras ta route ? 

On va pouvoir couper le cercle polaire où on le souhaite, ce qui rend cette course si particulière et singulière. C’est la première fois qu’on nous demande ça ! Le choix n’est pas encore arrêté mais je pense qu’à la veille et l’avant-veille du départ j’aurai déjà une idée précise. Après, il y aura le temps de changer jusqu’en Irlande, surtout s’il y a un changement soudain de conditions météo. 

Tu as déjà connu les journées « sans nuit »… 

Oui, ça m’est arrivé dans le Grand Sud. Dans le Nord aussi, ça avait été le cas lors de la 1ère Vendée Arctique. Là, on va vraiment avoir aucune nuit et le soleil de minuit. Potentiellement, on peut aussi voir quelques aurores boréales. C’est vraiment chouette parce que c’est rare ! J’ai eu la chance de voir une fois des aurores australes dans le Grand Sud. Et j’espère qu’on pourra vous partager en photo et en vidéo des aurores boréales ! 

Vous partez et revenez aux Sables-d’Olonne. Ça ajoute une dimension supplémentaire ? 

Oui forcément, c’est un petit « remake » du Vendée Globe. C’est un ponton qu’on connaît bien, un chenal qu’on apprécie… Ça va faire resurgir des souvenirs assez incroyables. Et nous, on est à la maison donc c’est très agréable !

Tu as déjà disputé deux Vendée Globe, participé à toutes les courses les plus prestigieuses… Qu’est-ce qui t’anime ? 

Ma motivation se niche dans la passion. Je suis passionné de ces courses, de ces bateaux incroyables, du sport, du dépassement de soi… J’ai l’impression que c’est toute ma vie et je sais que j’ai de la chance d’en avoir fait mon métier. Je n’arrive pas à penser qu’un jour ça peut s’arrêter. Mais tant que j’ai encore la force physique et la capacité à mener à bien ce projet, je continuerai !

Découvrez le portrait de Manuel Cousin


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