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Tout comprendre sur les zones interdites

Ce sont des zones tout au long du parcours où les marins ne pourront pas naviguer. Leurs objectifs ? Préserver la biodiversité, éviter les icebergs et les collisions avec des cargos. Explications.

La cartographie de la Vendée Arctique.
© DR

Les ZI Éoliennes. Il s’agit des deux premières zones interdites du parcours. La première se situe au large de Saint-Nazaire et entoure un parc contenant 80 éoliennes qui fournit l’équivalent de 20% de la consommation de la Loire-Atlantique. L’autre, situé entre l’île d’Yeu et l’île de Noirmoutier, est composé d’une soixantaine d’éoliennes qui fournissent l’équivalent de la consommation électrique de 800 000 habitants. La navigation à l’intérieur de cette zone est logiquement interdite. À noter qu’une petite zone est également située à proximité du départ afin de protéger les barges. 

La Zone de protection Natura 2000 Iroise. Une fois arrivés au niveau de la Bretagne, les skippers ne pourront pas se rapprocher des côtes du Finistère. Les alentours d’Ouessant, de Molène et de la Chaussée de Sein sont en effet inscrits au réseau européen Natura 2000 afin de préserver le parc naturel marin d’Iroise. Il s’agit d’une zone où la biodiversité est foisonnante, notamment à travers la présence de mammifères marins (phoques gris, grand dauphin) et d’oiseaux marins (sternes, puffins). Elle a été définie grâce aux travaux d’observations réalisés par des scientifiques. 

Le DST Ouessant Long. Un peu plus au nord-ouest, une zone est également interdite. Appelé « Traffic Separation Scheme » en anglais, elle se traduit en français par DST (Dispositif de Séparation du Trafic). Ils sont régis par l’Organisation maritime internationale. Cette zone vise à éviter le rail de cargos et donc à se prémunir au maximum des risques de collisions. Il s’agit d’un endroit particulièrement fréquenté : chaque jour, plus de 600 cargos l’empruntent soit près de 20% du trafic mondial. 

Les DST. Là encore, le but est d’éviter des zones de trafic particulièrement denses. Ce sera le cas autour des îles Scilly situées au sud-ouest de l’Angleterre. Il y en a également une au niveau du mythique rocher du Fastnet et plusieurs situés autour de l’Irlande et de l’Islande. 

La ZPB Atlantique Nord. Au nord de la Grande Bretagne, plusieurs zones ont également été identifiées comme interdites pour les skippers. Il s’agit de ZPB pour « Zone de Protection de la Biodiversité ». Elle vise surtout à limiter les collisions avec la mégafaune marine. Une autre ZPB particulièrement conséquente est située dans la mer du Nord, entre la Grande-Bretagne et la Norvège. Il y en a également une au nord-ouest de l’Islande et une autre au nord-ouest de la Norvège.  

La Zone Exclusion Arctique. C’est une très large zone au nord du cercle polaire qui encadre notamment le Groenland. Déterminée par l’observation des glaces, elle vise à se prémunir contre les icebergs. En somme, éviter que les skippers se retrouvent à manœuvrer et à progresser au cœur des icebergs. Cette zone rappelle la « zone exclusion Antarctique » qui est mise en place à chaque Vendée Globe afin de préserver les marins lors de la traversée des mers du Sud. 


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