L'euphorie du Vendée Globe, puis la pause
Ce dimanche au départ, lorsque la flotte des neuf bateaux progressera dans le chenal, elle pensera forcément à ses chauds souvenirs du 9 février 2025. C'était il y a un an et quatre mois, et la navigatrice venait de boucler son Vendée Globe. Des milliers de personnes avaient bravé le temps maussade pour se masser autour du chenal. Le lendemain, L'Équipe lui décernait en une « le Prix du public » ; Paris Match la sacrait « nouvelle héroïne des Français ».
À son arrivée, c'est une avalanche de sollicitations, de rendez-vous médiatiques, d'apparitions publiques, un premier livre et l'annonce de sa signature chez Initiatives-Cœur. Huit mois après la fin de son Vendée Globe, elle écrit sur Instagram s'être « un peu perdue en chemin ».
« À un moment, j'étais épuisée mentalement et physiquement, je me suis rendue compte qu'il fallait ralentir. »
— Violette Dorange
Un nouveau bateau, une nouvelle histoire
Après une pause bien méritée, Violette retrouve ses marques à bord — et elle a tout à réapprendre. Elle passe d'un bateau à dérive droite (Devenir) à un foiler (Initiatives-Cœur), ce qui implique une façon de naviguer radicalement différente.
« C'est l'équilibre qui est différent et qui nécessite tout un apprentissage pour qu'il soit stable. Il s'agit d'une nouvelle façon de naviguer, comme un wing géant. Mais c'est grisant ! »
— Violette Dorange
Pour parfaire cet apprentissage, elle a participé à toute la saison aux côtés de Samantha Davies, avec qui elle a disputé la Transat Café L'Or (6e). La vie à bord des foilers n'a rien d'une sinécure : « Ce sont des bateaux très exigeants. Il faut tout le temps se tenir à l'intérieur parce que sinon on se cogne partout ! » Mais le challenge l'enthousiasme.
« C'est cet apprentissage qui me plaît. J'ai envie de maîtriser le bateau pour le prochain Vendée Globe. »
— Violette Dorange
Tout l'hiver, le collectif Initiatives-Cœur a réalisé un travail de révision et d'optimisation conséquent : bateau allégé, ballast créé à l'avant pour améliorer les phases de vol, ergonomie revue. « Je suis plus petite que Sam Davies donc on a notamment rétréci la colonne, modifié le fauteuil et le matelas », précise la navigatrice.