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« C'est une bonne mise en jambe »

PAROLES DE MARINS. Après les petits airs du départ, le vent s’est renforcé avec un premier passage de front dans la matinée ce lundi. Nico d’Estais explique l’intensité de l’effort, Manu Cousin a eu un premier souci technique et Corentin Horeau cherche une façon de tenir le tempo face à Sam Goodchild.

À bord de Café Joyeux.
© © Martin Keruzoré

Sam Goodchild (MACIF Santé Prévoyance) : « on n’en profite pas beaucoup ! » 

« On est au près entre 15 et 18 nœuds de vent. La mer commence à monter sûrement et durement. Les prochaines 24 heures seront parmi les plus dures de la course. Je me prépare pour ça, une manœuvre à venir pour changer de bord et après ce sera une course de vitesse. Il fait beau mais on n’en profite pas beaucoup ! À bord tout va bien, j’ai réussi à dormir 4 heures au total, je suis content d’avoir pu me reposer pour attaquer les prochaines 24 heures. Ce n’est plus du tout la même ambiance qu’au départ, on est face à la mer, le bateau tape bien. Mais on est préparé à ça ! Par contre, c’est vrai que si je peux distancer Corentin (Horeau), ça m’arrangerait bien ! »   

Corentin Horeau (MACSF) : « on va apprendre plein de choses » 

« Oui, c’était un bon départ. J’ai réussi un peu à m’échapper au début, c’était bien cool. Ensuite, on a tricoté le long de l’île d’Yeu et ensuite passé au près. On est dans des allures où Sam (Goodchild) s’est un peu échappé et on essaie tous de cravacher pour le retrouver. La nuit a été plutôt sympa et assez sportive avec une vitesse moyenne comprise entre 22 et 26 nœuds de vitesse et une pointe à 27 nœuds. Ce matin, on s’est mis en tribord, il y a un peu moins de vent que prévu et le ciel se dégage. L’enjeu, c’est de savoir quand on va virer pour mettre le cap vers l’Irlande. La deuxième nuit s’annonce encore plus corsée avec 3 à 3,5 mètres de mer et 25 à 30 nœuds. Mais c’est une bonne mise en jambe, on sait qu’on va apprendre plein de choses ! » 


Au début c’était sympa, là c’est devenu moins sympa et jusqu’à l’Irlande ça ne va pas être hyper sympa !

Nico D'Estais
Café Joyeux

Manu Cousin (Coup de Pouce) : « une première galère résolue » 

« Je suis super content de mon départ. Ce n’est pas vraiment mon fort donc j’avais encore plus envie d’être sur la ligne. Là, j’étais à quelques mètres seulement d’Élodie (Bonafous), c’était génial ! Ensuite, j’ai vu qu’il y avait des routages qui passaient à l’intérieur de l’île d’Yeu mais je n’avais pas envie de suivre cette voie-là. Ça nous a plutôt donné raison avec Arnaud Boissières parce qu’on est ressorti dans le match avec les autres. Cette nuit, j’ai eu des soucis de hook de grand-voile, j’ai dû descendre la grand-voile, bricoler et j’ai perdu 2 à 3 heures. C’est forcément frustrant : tout fonctionne avant le départ et là tu dois faire face à ça dès la première nuit. Mais j’ai trouvé une astuce pour réparer, c’est une galère sur le moment mais je n’ai pas d’inquiétude pour la suite ! »

Nico d’Estais (Café Joyeux) : « Je suis dans le dur ! »

« On a passé le front juste là et c’était assez soudain et assez violent. Le grain était actif, assez violent et en cinq minutes il faut bouger les voiles, le matériel, matosser à l’intérieur. Ce n’est pas le plus agréable là : on est face à la mer, il y a beaucoup de vent, ça tape… Depuis le départ, on n’a pas chômé : il y a eu pas mal de transitions, de changements de voile, de virements. Au début c’était sympa, là c’est devenu moins sympa et jusqu’à l’Irlande ça ne va pas être hyper sympa ! Là, on va se diriger vers l’ouest, traverser la mer Celtique jusqu’à la pointe sud-ouest de l’Irlande. Mercredi midi, la mer va se calmer et ce sera de nouveau agréable. Mais là, ce n’est pas facile. Il y a eu beaucoup de transitions, de manœuvres et j'ai le mal de mer. Je suis super content d’être là mais je suis dans le dur ! »

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